Des grimpantes dans les arbres
Il est des moments ou l’on se félicite d’une décision prise un peu au hasard 20 ans plus tôt !
C’est ce qui m’arrive chaque année à cette époque.
Il y a 20 ans, quand j’ai commencé le jardin, j’achetais un tas de plantes sans souvent savoir précisément ce que j’allais en faire. J’en ai perdu beaucoup, mais j’ai eu aussi des coups de génie sans le savoir.
A l’époque l’érable Flamingo était à peine plus grand que moi (je mesure 1.63m) et parce que je ne savais ou mettre le chèvrefeuille que j’avais acheté, je l’ai mis à côté de lui.
L’érable a bien grandi et le chèvrefeuille entoure son tronc et grimpe jusque 5 mètres dans la ramure.
J’avais aussi découvert qu’il existait des rosiers lianes qui sur les photos croulaient sous les fleurs ! Il me fallait ça absolument ! Sauf que, comme pour le chèvrefeuille, je n’avais pas à l’époque de support ou le faire grimper. Je me rappelé avoir erré dans le jardin avec ma bêche et mon rosier et avoir finalement jeté mon dévolu sur un des 3 saules pleureurs du fond du jardin, qui à l’époque atteignait peut être les 2m ou 2m50 et je l’ai planté à son pied.
A l’époque, ça ressemblait à peu près à ça :
Impossible de prendre une photo du même point de vue aujourd’hui, on ne voit presque plus le saule.
En ce qui concerne le rosier liane (dont je ne sais plus le nom) il monte certainement à près de 8 mètres. Mi juin, il se garni de petit pompon légèrement rosés.
Les fleurs du chèvrefeuilles sont vraiment discrètes et c’est surtout son parfum évidemment qui fait tout l’intérêt. L’intensité varie avec la chaleur, le sens du vent… et c’est plus présent le soir ou le matin. L’odeur n’a cependant rien d’entêtant. Juste parfois tout d’un coup, ça sent le parfum ! L’intérêt du chèvrefeuille est aussi qu’il est persistant (ou semi persistant) et donc il apporte l’hivers de la verdure dans l’arbre nu.
Si vous voulez vous lancer…
Un jeune arbre
Choisissez un arbre encore jeune. En effet, ce sera plus compliqué si vous choisissez un arbre déjà grand. Les racines vont faire concurrences, vous risquez de ne pas trouver de poche de terre assez grande pour planter votre grimpante et d’abimer les racines de l’arbre. Cependant, j’ai lu que ça peut fonctionner si vous surélevez la terre. Par exemple, vous créez une sorte de motte de terre plus élevées au pied de l’arbre dans laquelle vous plantez le sujet. Je partirais au moins sur 30 cm de plus. Il faudra aussi bien veillez à l’arrosage. Je choisirais davantage un chèvrefeuille qu’un rosier (un rosier boit évidemment beaucoup plus)
Pas de glycine
C’est tentant, mais à éviter car elle s’enroule autour de l’arbre et le serre fortement ce qui le tueras à un moment donné. Même sur un arbre déjà grand, j’ai lu que c’était déconseillé.
En revanche, un rosier, un chèvrefeuille, une vigne… n’enserrent pas leur support. Ils « jettent » de longues tiges qui se posent sur les branches
Système d’accroche ?
Personnellement je ne l’ai pas fait, ça n’a pas été nécessaire et c’était très bien comme ça. Le rosier s’est accroché avec ses épines et le chèvrefeuille fait des espèces de chignons mal peignés qui le font s’accrocher.
Vous pourriez aussi aimer