L’évolution en 4 temps d’un massif
Cela faisait un moment que je voulais agrandir ce massif. D’abord pour une question de proportions : l’érable qui le domine a une grande envergure, et à mes yeux, le pied de l’arbre est trop étroit. Le massif manque d’assise, ce qui déséquilibre l’ensemble.
Deuxième raison : nous plaçons toujours nos fauteuils de jardin à l’ombre de cet érable, qui fait un excellent parasol. J’aimerais que cette zone de repos soit un peu plus encadrée, avec une végétation qui accompagne davantage la présence des fauteuils.
Préparation du sol
Heureusement, je ne suis plus une jardinière impatiente 😉 Ce qui me permet d’alléger considérablement le travail.
Nous sommes en juillet et j’ai commencé à préparer le sol avec la méthode carton + paille. Il se désherbera tranquillement d’ici le printemps prochain, moment où je pourrai faire les nouvelles plantations ou déplacer certaines vivaces.
En attendant, c’est un peu vide, mais cela me laisse le temps de réfléchir aux futurs aménagements.
C’est aussi l’occasion de retracer l’évolution de cet espace, qui en est déjà à son quatrième aménagement !
Érable Negundo : attention espèce invasive
L’érable qui domine la zone est un érable negundo flamingo. Il faut savoir que les érables negundo sont des espèces exotiques envahissantes.
La variété horticole Flamingo l’est beaucoup moins, et elle est souvent stérile. C’est le cas de mon arbre : il ne s’est jamais ressemé dans le jardin. Il est en place depuis plus de 20 ans, planté par les anciens propriétaires à une époque où cette variété n’était pas encore considérée comme problématique.
Quand j’ai appris son statut d’espèce potentiellement invasive, il était déjà très développé, et je n’ai pas eu le cœur de l’abattre — d’autant plus qu’il ne semble pas se reproduire.
Il a longtemps eu pour voisin un autre érable negundo, non horticole celui-là, qui lui a été abattu.
Du massif humide à la zone de repos
Avec le temps, l’espace de repos s’est naturellement déplacé de la terrasse vers l’ombre de l’érable.
Lorsque nous avons emménagé, l’idée d’installer une table et des fauteuils à son pied ne m’avait pas traversé l’esprit : l’arbre faisait à peine ma taille. Et même quelques années plus tard, le lieu ne s’y prêtait pas. J’avais planté, de part et d’autre, des vivaces de terrain humide : fougères, graminées, heuchères, darmera…
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Mais peu à peu, l’érable a pris de l’ampleur. Son envergure est telle qu’il a fini par assécher le sol à son pied et faire disparaître les plantations d’origine.
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Avec les étés de plus en plus chauds, nous désertions la terrasse brûlante pour chercher des coins plus frais. L’ombre dense de l’érable est alors devenue une option sérieuse, à condition de faire quelques ajustements.
En 2022, je décide d’aménager la zone et de le transformer… en parasol naturel ! Tiens, quelques carex sont toujours en vie !
Vers une version 4.0 du massif
Une bonne taille des branches basses a permis de faire entrer davantage de lumière. Mais il fallait encore ajuster l’arrière de la zone : une haie de hêtres empêchait d’installer la table et les chaises bien à l’ombre. L’année suivante, ce point a été réglé.
Admirez cette belle zone d’ombre !
Aujourd’hui, trois ans plus tard, je décide de modifier à nouveau cette zone pour la rendre plus harmonieuse, à la fois dans ses proportions et dans ses usages. Ce sera donc… le quatrième aménagement de ce coin du jardin ! Le jardin change avec nous, au fil de nos vies. Il reflète nos évolutions, nos priorités, nos états d’esprit. Mais il suit aussi sa propre dynamique, indépendante, faite de graines portées par le vent, de surprises du sol ou du climat. Il avance avec nous… et sans nous.
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